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Les découvertes récentes dans le champ des neurosciences donnent à la formation continue une pertinence avérée, mais incitent à repenser la manière dont s’opère la transmission des savoirs.

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On a longtemps présenté le cerveau humain comme une extraordinaire machine dont le fonctionnement, immuablement programmé à la naissance, connaitrait une apogée aux premiers stades de l’âge adulte avant d’inexorablement décliner. La conséquence d’une baisse plus ou moins rapide de notre stock de neurones passé 20 ans.

Il n’en est rien. La neurogenèse (la création de nouveaux neurones) et l’élaboration par nos neurones de nouvelles connexions, à même d’ouvrir de nouveaux circuits de transmission des informations (plasticité neuronale), sont deux mécanismes aujourd’hui identifiés. L’activation de ces mécanismes repose néanmoins sur notre aptitude à solliciter régulièrement et correctement nos facultés cérébrales. Le cerveau ne crée rien « par défaut », il doit y être incité.

À l’aune de ce changement de paradigme, l’intérêt de la formation tout au long de la vie sort du cadre de stricte évolution professionnelle et intègre celui de la qualité de vie. Une perspective qui s’accompagne de responsabilités. On a parfois pu mettre l’efficacité limitée de certaines formations sur le compte d’un âge d’acquisition des savoirs moins propice aux apprentissages. C’est davantage notre façon de transmettre ces savoirs qui doit être revue. Petit tour d’horizon des mots-clés en formation, que le bon sens a contribué à définir mais dont les neurosciences dessinent aujourd’hui les contours.

Motivation

La motivation est le carburant de l’apprentissage ; sa recherche et son entretien chez l’apprenant une priorité. Si l’acquisition et le développement de nouvelles compétences constituent un objectif, la motivation au quotidien relève de l’activation régulière du circuit de la récompense (et de la boucle de plaisir associée) : recours à des mécaniques de jeu, gratification, implication participative de l’apprenant.

Répétition

La répétition est la clé de la consolidation des savoirs. La formation idéale doit débuter et se poursuivre au-delà du présentiel, impliquer l’entourage professionnel du formé. Le recours à des modules complémentaires à distance, à des bilans, la valorisation régulière des apprentissages dans le temps post-formation permettent un ancrage progressif des savoirs.

Émotion

La formation n’a pas à être un temps émotionnellement neutre. Tout acquis adossé à une sensation agréable s’ancre plus facilement et plus durablement. Là-encore, l’activation du circuit de la récompense est un levier puissant.

Concentration

La capacité de concentration de notre cerveau sur une tâche est limitée dans le temps (et variable d’un individu à l’autre) : rarement plus de 20 minutes. Concevoir les formations comme des parcours séquencés, entrecoupés de respirations, de ruptures de ton et de sujet, facilite l’assimilation.

Sensation

La conception de programmes et d’outils stimulant simultanément plusieurs sens (en premier lieu vue et ouie) est à privilégier.

Consolidation

Dans le processus de création de nouveaux réseaux mémoriels, la consolidation se fait plus facilement dès lors qu’elle s’appuie sur un élément préexistant. Convoquer certains souvenirs pour en élaborer d’autres est une base de la construction d’acquis.

Socialisation

Les vertus du travail en groupes et des interactions sociales sont multiples : elles participent à la répétition des acquis, obligent à structurer sa pensée, activent des boucles de plaisir (curiosité, surprise), renforcent la motivation par sentiment d’appartenance.