Assistante

Assistant(e) d’équipe, un métier d’avenir

Les nouvelles méthodes de travail en mode projet, les politiques de réduction des coûts et la recherche d’une plus grande efficacité collective ont favorisé l’émergence d’un nouveau type d’assistant(e). L’avenir appartient maintenant aux assistant(e)s d’équipe. Sandrine Guinot nous développe ce point.

Découvrir aussi :

Management de projet

Teamleader : un nouvel outil en formation management de projet

CPF

DIF et GPEC, un lien naturel

RH

Transformation des formations : du présentiel au distanciel

« 80 % des assistant(e)s sont aujourd’hui des assistant(e)s d’équipe. Ils sont maintenant plusieurs à partager la gestion d’un pool de managers », constate Anne Broilliard, co-auteur de Découvrez les meilleures pratiques des assistantes d’équipe*.

De nouvelles missions

Communication, organisation, traitement de l’information : les missions dévolues à ces professionnels exigent d’eux une panoplie de compétences plus vaste, avec des niveaux de qualification différents selon les domaines d’intervention. « Si l’on prend l’exemple du suivi budgétaire, on peut ainsi déterminer plusieurs degrés d’expertise, allant du suivi des engagements pris à la préparation du budget de l’année suivante », illustre Anne Broilliard. Cette montée en qualification se répercute sur le niveau d’études des assistant(e)s. Le bac a laissé la place au bac +2 et l’ancien BTS assistant(e) de direction a été remplacé par celui d’assistant(e) de manager.

En termes de savoir-être, les exigences sont également nombreuses pour ces professionnels. La gestion de plusieurs managers demande en effet beaucoup plus de souplesse. « Ils doivent non seulement avoir un bon relationnel adapté aux différentes personnalités, mais aussi assurer une présence différente selon les besoins de chacun, explique la spécialiste. Ils doivent gérer plusieurs dossiers en même temps, et souvent résoudre eux-mêmes les problèmes posés à leurs managers ».

Promoteurs de l’efficacité collective

Si les jeunes générations semblent s’acclimater plus facilement à ces changements d’organisation de travail, il n’en demeure pas moins que la majorité des assistant(e)s ne tire pas suffisamment profit de ces nouvelles façons d’opérer. « Peu réfléchissent encore en termes de complémentarité, pourtant en échangeant sur leurs pratiques, ils peuvent gagner en efficacité », remarque Anne Broilliard. « Le but étant de passer d’une équipe virtuelle qui partage le même bureau à une équipe performante où 1+1=3 ».

Mais les assistant(e)s n’ont pas toujours conscience que cette nouvelle manière de fonctionner peut aussi leur permettre d’évoluer et de valoriser leur fonction. « Il ne faut pas rester attentiste. Les assistant(e)s ont un vrai rôle à jouer au sein de l’équipe. Ils doivent gagner en autonomie, prendre des initiatives, apporter des solutions d’amélioration et être promoteurs de l’efficacité collective, entre eux et avec leurs managers », croit fermement la spécialiste.

Moteurs de leurs compétences

Pour être proactifs, les assistant(e)s doivent aussi être moteurs de leur carrière. Il leur faut apprendre à définir et gérer leurs compétences. « Ils doivent se constituer un book de compétences qu’ils actualisent en fonction de leurs réalisations, véritables preuves de leurs nouvelles qualifications », conseille Anne Broilliard.

Une bonne manière de faire reconnaître ses qualifications lors d’un entretien annuel ou d’embauche, mais aussi de permettre peu à peu une meilleure reconnaissance du métier d’assistant(e) d’équipe. Une profession qui d’ici quelques années manquera cruellement de candidat(e)s. Sur les 800 000 assistant(e)s aujourd’hui en activité, 200 000 prendront leur retraite d’ici 2015.

*Découvrez les meilleures pratiques des assistantes d’équipe, Anne Broilliard et Dorothée Bazin, Éditions Demos, 2008